Lithographie couleur représentant un groupe de quatorze militaires dans l’uniforme respectif de leur pays de la première guerre mondiale, en station debout. Un dessin, dans une échelle plus petite, représente un soldat allemand tenant son fusil, dans le coin inférieur gauche de la lithographie. Né à Dvinsk (Lettonie), fils du rabbin Nahum Fefferman et de son épouse Batya, le peintre Abel Pann (1883-1963) a étudié les Beaux-Arts en Russie et en Europe, notamment à Paris. Il se spécialise d’abord dans la peinture et le dessin d’humour, la caricature dont le portrait-charge.Il publie dans différents journaux français dont « La Vie en culotte rouge » (1902-15), » Le Panache » (1906); « Mon Dimanche » (1907-1914); « Le Rire » (1908-11); « Le Charivari », « Tout Nouveau » (1909); « Le Courrier français » (1909-10); « La Baïonnette » (1915).Sioniste convaincu, il émigre en 1913 à Jérusalem et enseigne à l’École des Beaux Arts de Bezalel. En voyage à Paris à la veille de la guerre, il s’y trouve bloqué dès août 1914 et ne repart pour Jérusalem qu’en 1920.Durant la guerre de 1914-1918, Abel Pann réalise des affiches populaires et des illustrations destinées à éveiller le sentiment patriotique et à renforcer le moral de la population française; il exécute une série de dessins consacrés aux puissances alliées et aux atrocités subies par les populations civiles en Belgique et en France. Certaines de ces œuvres originales, pastels sur carton, se trouvent au Musée d’Israël.